Aurore Pantini
RSS

Les enterrés sous X

Les enterrés sous X

Les enterrés sous X, un contexte législatif flou face à un sujet de société grave

Les personnes décédées sans que leur identité ne soit connue sont enterrées sous X. En France, il est très difficile de savoir ce qu’ils représentent. Selon les sources, il est possible de dénombrer de 500 à 3000 enterrés sous X par an. Face à un sujet de société très sensible, les autorités ont souvent bien du mal à gérer les dossiers.

Comment se déroule un enterrement sous X ?

Avant de décrire le déroulement d’un enterrement sous X, il convient de signaler que les enterrés sous X sont des personnes décédées n’ayant pas pu être identifiées. Pour la plupart des cas, ces personnes ont été retrouvées dans la rue, dans un hôpital ou après un accident. Elles ne portaient pas sur elle de carte d’identité et les policiers n’ont pu mettre la main sur des éléments susceptibles de les identifier.

Dès lors que l’identification d’un corps est impossible, celui-ci est dirigé vers la morgue et enfin jusqu’à un cimetière où il sera enterré sans mention particulière sur la plaque. Enfin, une simple dalle blanche recouvrira son cercueil.

Les enterrements sous X, un sujet soigneusement laissé de côté par les autorités ?

La législation en matière d’enterrement sous X est particulièrement pauvre. Pourtant, les autorités réfléchissent aujourd’hui à la mise en place d’une loi obligeant la police à effectuer des enquêtes plus poussées afin de permettre l’identification d’une personne décédée. Parmi les mesures susceptibles d’être entreprises, la plus probable serait le prélèvement d’un échantillon d’ADN sur le corps de la personne retrouvée pour une comparaison avec les échantillons des personnes déclarées disparues.

Pourquoi les enterrés sous X posent un problème de conscience ?

Derrière chaque corps mis en terre sans que son identité soit connue, se cache peut-être une famille qui attend le retour d’un mari ou d’une épouse, d’un fils ou d’une fille, d’un cousin ou d’une cousine, etc… Pour éviter que des familles ne soient rongées par l’inquiétude ou multiplient des recherches souvent coûteuses, il est nécessaire que les autorités soient plus rigoureuses dans l’identification de ces corps.