Aurore Pantini
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Le paradis et l’enfer

L'enfer et le paradis

Régulièrement au cours de notre vie, et surtout lorsque nous pensons approcher de son terme, nous nous demandons ce que nous deviendrons après la mort, nous nous interrogeons sur les possibilités d’un au-delà. Paradis ? Enfer ? Est-il possible qu’ils existent ?

Le paradis ou l’au-delà bienheureux

L’envie de croire à un au-delà éternel et merveilleux est profondément inscrite au cœur de l’homme, d’une part à cause de la difficulté à envisager la disparition pure et simple de son Soi, d’autre part comme un besoin de compenser les épreuves et les souffrances vécues sur cette terre et de leur donner un sens.

La plupart des civilisations et des religions ont d’ailleurs imaginé une forme de « paradis » où seraient accueillis après leur mort les défunts qui le méritent, par leur foi ou leurs actions menées au cours de leur vie terrestre. La croyance au paradis est, par exemple, une caractéristique commune aux religions chrétienne, juive et islamique. Dans ce lieu, séjourneront les élus de Dieu ou d’Allah, dans une félicité aussi éternelle que bienheureuse.

Quant à imaginer ce paradis, cette vie non terrestre après la vie, c’est difficile. Religions et croyances font volontiers référence à un jardin d’Eden, dans lequel coulent des fleuves, gambadent en bonne entente tous les animaux de la création et poussent des arbres aux fruits « agréables à voir et bons à manger ».

Les personnes qui ont vécu des expériences de mort imminente évoquent également une lumière intense mais non éblouissante, un grand sentiment d’amour et de paix, ainsi que la présence bienveillante des proches déjà décédés. Le reste demeure un mystère, l’un des plus grands de l’humanité.

L’enfer et le purgatoire

Opposé au paradis, il y aurait l’enfer ; lui aussi séjour éternel, mais dans la torture physique et morale d’un inextinguible brasier ; dans les ténèbres au lieu de la lumière, dans la souffrance au lieu de l’amour et de la paix. En somme l’enfer s’oppose trait à trait au paradis, l’un étant représenté comme le lieu d’une félicité sans fin, l’autre comme le lieu du châtiment éternel.

Les livres sacrés, les peintres et les poètes nous ont habitués à une telle description apocalyptique de l’enfer que certaines personnes, proches de leur mort ou pas, sont saisies d’une angoisse terrible à l’idée que puisse exister ce lieu de sévices éternels. Si c’est le cas, une conversation avec un prêtre ou tout autre représentant d’un culte apaisera souvent les angoisses excessives.

La dualité paradis/enfer n’est d’ailleurs pas totale : les religions chrétiennes évoquent, par exemple, le « purgatoire », lieu de séjour provisoire des personnes décédées qui ne sont pas encore prêtes à rencontrer Dieu. A proprement parler, la Bible ne cite pas expressément le purgatoire mais évoque un stade de purification intermédiaire, un lieu où le pardon est encore possible. Tout ne serait donc pas définitivement joué après notre mort.