Aurore Pantini
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Enterrement orthodoxe

Enterrement orthodoxe.

Comme dans de nombreuses religions, la mort est un passage chez les Orthodoxes. Cette nouvelle naissance nécessite une purification de l’âme qui dure 40 jours. Les hommages au défunt ont lieu les troisième, neuvième et quarantième jours. Le jour anniversaire du décès, la « Pannychide » est aussi une étape rituelle importante.

Les funérailles selon le rite orthodoxe

En France, la tradition orthodoxe est plutôt rare. Aussi, il est préférable de s’adresser à des pompes funèbres spécialisées pour faciliter l’organisation des obsèques. Celles-ci prennent alors contact avec un pope pour la dimension religieuse du rite. Les funérailles ont lieu le troisième jour après le décès, pour permettre à l’âme de se dissocier du corps. Elles prennent la forme d’une inhumation car la religion condamne l’incinération comme les dons d’organes. Toutefois, l’embaumement est parfois pratiqué.

Au moment du décès, les bras du défunt ont étés croisés sur sa poitrine, une icône personnelle, face contre son corps, est placée entre ses mains. Lors de son entrée dans l’église, le cercueil est présenté ouvert, le corps à la vue de l’assistance. En Occident, une croix orthodoxe est placée sur le cercueil car la loi ne permet de laisser le cercueil ouvert.

Avant la fermeture du cercueil, les proches peuvent déposer des fleurs de deuil aux côtés du défunt. Comme dans le culte catholique, les fleurs de deuil et les lumières sont importantes, comme symboles de la renaissance et de l’illumination de l’esprit. C’est pourquoi l’on trouve notamment trois chandeliers au pied du cercueil. Au cimetière, les proches déposent de la terre en guise de dernier adieu et embrassent la croix orthodoxe présentée par le pope.

Symbolique des funérailles orthodoxes

La mort est une entrée dans la vie spirituelle selon la tradition orthodoxe. L’objectif est d’atteindre le Paradis, jardin de l’esprit enveloppé par la présence de Dieu. La mort peut suivre deux voies. Soit l’esprit n’arrive pas à quitter son enveloppe charnelle, c’est l’agonie. Soit le mourant est prêt, il s’endort préparé, c’est la dormition. Pendant la cérémonie, une image du Christ peut être placée près du corps. Le défunt peut également être tourné vers l’Orient, en direction du Christ ressuscité.

La Pannychide

Célébré avant ou après les funérailles à proprement dit, la Pannychide est un requiem, une prière pour le défunt afin de l’aider dans son voyage. Cette prière n’est pas propre uniquement aux funérailles, elle revient au moment du Grand Carême et pour la Pentecôte. Généralement, lors des funérailles slaves, seule la fin de la prière est récitée sous le nom de « Litie ». On retrouve ce rite chez les Grecs avec le « Trisagion ».

La question de l’incinération chez les Orthodoxes

La crémation ne fait pas partie de la tradition orthodoxe. Néanmoins, l’histoire de la Russie lui a fait une place récente. Durant l’ère soviétique en effet, l’incinération est apparue comme un moyen de lutter contre le poids de la religion. Aujourd’hui, à Moscou, la pratique représente plus de 60 % des funérailles. C’est une solution reconnue comme pratique compte tenu du manque de place dans les cimetières et du moindre coût des cérémonies.