Aurore Pantini
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Funérailles catholiques : les gestes de la tradition

Funérailles catholiques : les gestes de la tradition.

Pour des raisons culturelles liées à l’histoire de France, les funérailles catholiques sont encore les plus répandues dans l’Hexagone. Il n’est d’ailleurs pas obligatoire d’être pratiquant pour être inhumé selon la tradition catholique. Les funérailles se déroulent en deux temps : dans l’église, puis dans le cimetière. Il est nécessaire de contacter les autorités religieuses et une entreprise de pompes funèbres.

Organiser la cérémonie avec le représentant du culte

Dès le décès, la famille doit s’adresser à une paroisse qui l’accompagne dans l’organisation de ce moment aussi difficile qu’important. Il est nécessaire de contacter l’église de la commune où vivait le défunt, celle de sa famille ou celle de son décès. De plus en plus, ce sont les services de pompes funèbres qui contactent les représentants religieux pour soulager les familles.

Un entretien est organisé avec le prêtre. Si aucun prêtre n’est en mesure d’assurer l’office, un diacre peut présider au rite funéraire. Lors de cette entrevue, est décidé le déroulement de la cérémonie religieuse. Différentes questions sont abordées : le choix des textes et des prières se fait dans la recherche de l’équilibre entre la dimension religieuse et la sensibilité familiale, en fonction de l’histoire de la personne disparue… Des textes personnels ou des poèmes peuvent être lus entre les prières plus traditionnelles. Le prêtre aide les familles à définir dans quel ordre chants, textes et prières vont être présentés.

Les rites funéraires chez les catholiques

Dans la tradition chrétienne, aucune toilette rituelle n’est obligatoire. Le décès est simplement suivi d’une veillée funéraire chez le défunt. Ce rite semble aujourd’hui appartenir de plus en plus au passé dans la mesure où nombres de personnes décèdent à l’hôpital. Quel que soit le lieu du décès, le corps est néanmoins toujours béni par un prêtre.

La célébration religieuse débute dès l’arrivée du corbillard. Le prêtre et la famille accueillent le corps à sa descente du véhicule avant de rejoindre l’assistance pour la célébration de l’office. Lors de l’entrée à l’église, deux cierges sont allumés par des proches du défunt et placés de chaque côté du cercueil, comme des symboles d’espoir. Ce rite de la lumière est probablement l’un des plus forts gestes d’accompagnement de l’âme vers le repos éternel. Les textes sont ensuite lus par les divers officiants ou des proches avant le dernier adieu, la deuxième bénédiction par la famille et les amis autour du cercueil.

La mise en terre

Une dernière bénédiction est parfois prononcée lors de l’inhumation. Néanmoins, les prêtres n’ont aujourd’hui guère le temps d’accompagner toutes les familles dans les cimetières et la cérémonie prend une dimension plus civile, mais aussi plus intime. Ce dernier « A-Dieu » permet aux proches d’exprimer leur affection. Fleurs de deuil, musiques et autres lectures accompagnent ce moment. Ce sont les employés des pompes funèbres qui procèdent à la descente du cercueil. Généralement, les personnes présentes passent une à une devant la tombe pour y jeter un peu de terre, des roses, des messages…