Aurore Pantini
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Rite juif : tout savoir sur le rite juif

Rites et cérémonies juives.

Si elles ont une base commune, les cérémonies funéraires de la communauté juive varient selon les situations géographiques. L’inhumation est obligatoire. Elle se déroule dans une grande sobriété, sans fleurs de deuil, sans décoration sur le cercueil et sans couronnes. La tradition exige que la mise en terre se fasse très vite après le décès. Il est primordial de trouver une entreprise de pompes funèbres très réactive.

Fonction du rite funéraire dans la culture juive

Les rites juifs sont définis dans la Tora. Néanmoins, plusieurs déclinaisons peuvent s’observer chez les différentes communautés. Passage avant de retrouver l’éternité auprès de Dieu, la vie sur Terre n’est pas abandonnée avec une immense tristesse. Si naturellement l’absence se ressent avec la douleur des proches, la mort est normalement un moment d’apaisement vécu avec une relative sérénité. Les rites funéraires, comme toujours revêtent d’abord une dimension salutaire pour ceux qui portent le deuil : apprendre à vivre après la mort d’un être aimé, réfléchir à sa propre condition et à sa propre mort.

Déroulement des rites juifs

Il est essentiel de ne pas toucher une personne juive au moment de son dernier souffle. Les instants qui suivent le décès doivent être consacrés à la prière, pour accompagner l’âme qui quitte le corps. Dans la plupart des cas, c’est le fils du défunt qui ferme les yeux et le bouche de son parent. Juste avant, la devise d’Israël doit être dite à voix haute : « Chema Israël, écoute Israël, le Seigneur est notre Dieu, le Seigneur est un ».

Une fois le décès constaté, le corps doit passer par la Tahara, une toilette de purification. Le corps est recouvert d’un drap blanc par les membres de la Hévra Kadicha. Le défunt est ensuite allongé sur le sol, la tête légèrement surélevée et éclairée par une bougie. Une seconde bougie prend place près des pieds selon certaines coutumes.

Le corps est ensuite veillé sans discontinuité pendant la récitation de psaumes, jusqu’à l’inhumation. Miroirs et portraits doivent, pendant cette période, être couverts dans la maison du défunt. Ce rite est amené à évoluer, puisqu’il est aujourd’hui plus rare de décéder à son domicile.

La mise en terre : la Levaya

Avant l’inhumation, 7 proches parents du défunt doivent réciter la bénédiction et déchirer leur vêtement au niveau du cœur en signe de deuil. L’inhumation se fait en principe dans la simplicité : le cercueil ne doit pas avoir de fioritures. Une bénédiction est récitée à l’entrée du cimetière puis un éloge funèbre est prononcé dans une salle, avant de reporter le corps dans la tombe, les pieds devant. Une fois la fosse comblée de terre, la famille et les proches arrachent parfois des poignées d’herbe, un symbole de résurrection.

Notons que la crémation est interdite par la Tora, car considérée comme une attaque à l’unité du corps et de l’âme qui font l’humanité. Les seules exhumations possibles sont celles qui ont pour but d’emmener les corps vers Israël.